Atteinte de myopathie: elle explique pourquoi il ne faut plus donner au Téléthon



Atteinte de myopathie: elle explique pourquoi il ne faut plus donner au Téléthon

Vendredi 8 décembre, l’inusable marathon du Téléthon sera lancé sur France Télévisions, jusqu’à dimanche. Depuis 30 ans, célébrités et anonymes s’associent dans une ambiance festive pour faire avancer la recherche sur les maladies génétiques neuromusculaires et les pathologies rares. Pourtant, derrière ce grand spectacle populaire qui brasse des millions d’euros se cache une réalité beaucoup plus sombre et souvent ignorée : l’utilisation d’animaux cobayes.

Trente ans d’expérimentation pour rien ?

Dans une vidéo postée par la PETA le 7 décembre, Pascaline Wittkowski, atteinte de dystrophie musculaire, prend la parole pour dénoncer ces expérimentations et appelle les spectateurs à suspendre leurs dons en faveur du Téléthon. Pascaline explique son refus de cautionner l’usage de chiens dans les processus d’élaboration d’éventuels remèdes :

Je n’ai pas demandé à ce que des animaux souffrent pour moi en fait. Je ne veux pas, ça fait mal… Ça fait mal de savoir que des êtres vivants, des individus, des êtres sensibles, conscients, vont être privés de leur vie, vont souffrir, vont vivre une vie de souffrance, […] juste pour moi, pour essayer de soigner une maladie.

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Pascale Wittkowksi ajoute que depuis plusieurs années, des chercheurs et scientifiques travaillent avec des méthodes autres, efficaces et fiables, et qui semblent montrer des résultats prometteurs. Elle s’interroge ainsi que la légitimité à poursuivre une recherche qui « ne guérit pas ». Elle conclut :

Si vous voulez vraiment aider les malades, ne donnez plus au Téléthon et financez la recherche scientifique qui n’utilise pas les animaux.

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Le chien, ce parfait « cobaye »

Ce n’est pas la première fois que la PETA pointe du doigt l’AFM Téléthon, organisme de gestion des fonds récoltés lors des dons. L’année dernière, l’association avait mis en ligne une vidéo tournée en caméra cachée en 2013, dans le laboratoire de neurobiologie de l’École nationale vétérinaire d’Alfort. La souffrance des Golden Retrievers et des Beagles utilisés est bien réelle : difficultés respiratoires et de déglutition, impossibilité à se nourrir sans assistance, défaillance cardiaque… Le laboratoire, qui assume totalement son soutien à l’AFM Téléthon, admet cependant que si le grand public avait conscience de l’état de souffrance des animaux utilisés, les dons collectés s’effondreraient sans aucune doute.

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Du côté de l’AFM Téléthon, on joue la carte de la transparence en reconnaissant la possibilité d’avoir recours à des cobayes vivants, en se gardant bien de préciser qu’il s’agit de chiens de laboratoire :

Ces expérimentations scientifiques, qu’elles interviennent dans le domaine médical, biomédical et pharmaceutique, reposent aujourd’hui sur des modèles dits alternatifs (in vitro, in silico), mais aussi sur le modèle animal.

Les Beagles, notamment, réputés pour leur docilité, sont très prisés des chercheurs. En plus d’être plus résistant que les traditionnelles souris, le chien présente une grande proximité génétique avec l’homme, ce qui rend, aux yeux des scientifiques, les tests parfaitement recevables. Pourtant,  André Ménache, directeur de PETA France, s’insurge :

La communauté scientifique a fait un choix culturel à la fin du XIXe siècle d’expérimenter sur des animaux, parce qu’elle était convaincue que les similitudes entre les espèces animales et l’humain étaient plus importantes que ce qui les différencie. […] On sait aujourd’hui que c’est faux, alors pourquoi s’obstiner ? C’est comme si, pour guérir une girafe, on expérimentait sur un perroquet !

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Proposer des méthodes alternatives

Les associations qui luttent contre l’expérimentation animale souhaitent mettre en avant des méthodes autres. C’est notamment le cas d’Antidote Europeregroupement de chercheurs tous opposés à l’utilisation des animaux en laboratoire. Pour l’organisation, le « modèle animal » fait débat au sein de la communauté scientifique, et manquerait parfois de pertinence dans le cadre de certaines pathologies.

 

André Ménache ne peut qu’abonder en ce sens :

source:lebuzzinfo




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